Rédiger des consignes adéquates est une tâche difficile pour les enseignants. C’est très souvent au moment de donner les exercices qu’on se rend compte que la consigne n’est pas suffisamment claire, que des zones d’implicites y sont encore trop présentes. Bien évidemment, la consigne parfaite n’existe pas, sinon cela se saurait. Par contre, il existe toute une série de pistes envisageables par l’enseignant pour améliorer la rédaction de ces consignes.
La consigne se doit d’être précise et complète ! Elle énonce le but de la tâche, défini lui-même en fonction de l’objectif pédagogique poursuivi par l’enseignant en termes de savoirs et de savoir-faire.
Les bonnes questions à se poser :
Une erreur souvent commise par les enseignants est qu’ils pensent que le fait de simplifier une consigne la rend plus accessible aux élèves et leur permettra ainsi de réussir plus facilement la tâche demandée.
Non, un énoncé où toute une classe échoue n’est pas automatiquement négatif du moment où on analyse les raisons de l’échec. Dans certains cas, nos situations mobilisatrices amènent les élèves à l’échec non pas dans une optique de les réprimander, mais plutôt dans une optique d’apprentissage.
L’important est l’objectif visé !
Ainsi plutôt que la réussite à tout prix d’un exercice de mathématiques, l’objectif visé est avant tout la démarche et la recherche que l’élève réalise. Il est à craindre que, sous prétexte de se mettre à la portée des élèves en difficulté, on leur réserve des consignes sans enjeu intellectuel.
Dès lors, J.M Zakharthouck liste une série de tâches à effectuer pour :
G. De Vecchi, souligne l’importance de la rigueur dans le lexique utilisé.
--> il faut s’interroger sur la « tâche cognitive » induite par un terme dans telle ou telle discipline.
les verbes comme : faire, analyser, dire, comprendre, justifier, commenter, comparer, expliquer, décrire, etc.
Il semble nécessaire, dans la mesure du possible, de les remplacer par des verbes exprimant des comportements mieux cernés.
« Comparer » pourra devenir « noter par écrit, dans un tableau, les éléments identiques et les éléments différents contenus dans … ».
J.M. Zakhartchouk souligne donc l’importance, derrière une consigne, de déterminer :
Section : instituteur primaire
Auteur : Rouxhet Dylan
Promotrice : Christiane Baijot
Lectrice : Anne-Catherine Hardy
Année académique : 2017-2018
" Ils ne comprennent rien à ce qu'on leur demande " ; " ils ont fait autre chose que ce que j'avais demandé "; " leur devoir est hors sujet ": propos souvent entendus dans les salles de professeurs et ailleurs. Comment remédier à cela, comment permettre aux élèves de mieux décoder énoncés et consignes ? Ce site vous propose un travail qui se base sur l'expérience accumulée de l'auteur, à travers stages de formation et mise en pratique avec les élèves, mais également en référence avec des ouvrages de pédagogues aguerris. Deux entrées : la théorie et la méthodologie. Une préoccupation : aider l'élève " à se passer d'aide ", à devenir acteur lucide ". De nombreux exercices sont proposés qui doivent donner des idées aux enseignants désireux de se lancer dans cette tâche.
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